Etre proche de ceux qui souffrent, un mérite au delà de tout.

L’amour du prochain n’est pas seulement une émotion, il s’agit aussi d’un comportement. Aimer signifie être serviable, apporter un soutien concret, soulager, respecter, offrir…  montrer de la compassion est un acte d’amour.

Rabbi Akiva nous enseigne qu’aimer son prochain comme soi même est un grand principe de la Torah, une des plus importantes mitsva du judaïsme.

De nos jours ce commandement doit être une priorité et nous nous devons de l’appliquer par le biais d’actions concrètes envers celui qui est dans la souffrance.

L’être humain connait trois niveaux de souffrance.

En premier la souffrance physique que l’on peut expliquer et que la logique humaine analyse.

En second vient la souffrance que l’on ne comprend pas mais à laquelle on se soumet. Celle dont on ignore les raisons mais qu’on pense divine.

Puis il y a la souffrance que l’on n’accepte pas. Une souffrance qui dépasse notre cerveau. Celle que l’on ne peut se représenter. Une souffrance au delà des limites de la lucidité.

On retrouve cette idée dans la Torah,  à l’époque où les enfants d’Israel sont encore esclave en Egypte. La souffrance que ressent le peuple à ce moment là n’est pas explicable. Moshe Rabbenou lui même est torturé pour ses frères.

Ashem se montre alors à Moshe sous l’apparence d’un buisson ardent. Il lui demande de retirer ses chaussures lui signifiant par là que l’endroit est sacré. Dieu veut lui faire comprendre également que la souffrance du peuple juif ne peut être abordée avec l’esprit, c’est une dimension supérieure. La relation entre Dieu et son peuple n’est pas une notion rationnelle. Elle est de l’ordre de la sainteté, elle est kadosh.

Quand Dieu lui demande de regarder le buisson, Moshe souffre pour le peuple. Dieu veut apaiser sa souffrance en lui offrant une vision divine de la situation des enfants d’Israel. Mais Moshe se cache le visage. D’abord par humilité vis à vis d’Ashem, mais aussi parce qu’il ne veut pas savoir. Il refuse de connaitre la raison de toutes ces douleurs, car alors comment pourra-t-il éprouver compassion et sentiment envers ses frères ? Comment être le berger de ce peuple, prier pour eux, pleurer avec eux, les aider, les supporter, les pousser, si il peut concevoir leur souffrance ? Par amour pour son prochain il ne veut pas relativiser, il veut rester proche de ses frères. C’est par ce mérite, qu’il est devenu notre sauveur et notre exemple.

Aujourd’hui, il existe une souffrance générale. A la période exceptionnelle que nous vivons s’ajoutent les aléas de la vie. La situation économique, l’angoisse du lendemain, l’éducation des enfants, le stress environnant, la solitude, l’isolement, la misère…

Lev Tov se veut proche de ceux qui souffrent et oriente ses actions selon les demandes, les besoins et les manques pour pouvoir les aider.

On n’imagine pas les bienfaits d’un appel à une personne isolée, d’un  colis livré à une famille démunie, d’une tablette offerte à un enfant pour qu’il puisse suivre l’école à la maison…

Notre compassion peut alléger des moments difficiles,  notre empathie peut soulager des craintes, notre présence peut calmer un esprit dans la tourmente, notre écoute peut réconforter un coeur désespéré…

A l’instar de Moshe Rabbenou, restons proches de nos frères. Et que par ce mérite Ashem nous envoie la délivrance.

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